Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le groupe "Enfer Normand" est un groupe de reconstitution historique représentant la 101eme airborne US en juin 1944 en Angleterre et en Normandie. Bonne visite!

Publicité

porte ouverte le mont Valérien dans les Hauts de Seine

 
   
   

Depuis les origines du christianisme en Gaule, le mont Valérien était un lieu de culte et de pèlerinage.

Un calvaire y fut fondé au XVe siècle et se développa sous Louis XIII : on y accédait par un chemin bordé de chapelles matérialisant les stations du chemin de croix. Les Parisiens pieux avaient coutume de s'y rendre en procession. Une congrégation, les Prêtres du Calvaire, s'y établit en 1634, mais, à la suite de désordres graves, le pèlerinage fut interdit en 1697 et la congrégation fut dispersée

En 1647, un fait divers fait beaucoup de bruit : l'enlèvement de Madame de Miramion par Roger de Bussy-Rabutin.

Depuis la fin du XVIe siècle, le mont Valérien était habité par les « ermites du mont Valérien », des laïcs prononçant des vœux temporaires placés sous la responsabilité de l'archevêque de Paris qui leur envoyait des prêtres. Pendant l'hiver 1703-1704, c'est Louis-Marie Grignion de Montfort qui exerce cette charge pastorale. Le musée de Suresnes conserve un manuscrit contenant la règle des ermites. Les ermites vivaient de leur travail, en particulier celui de la vigne dans un vignoble nommé le « clos des ermites »

Le site fut saccagé sous la Révolution.

Des religieux trappistes vinrent s'y installer dès 1806. En 1812, Napoléon Ier fit construire au mont Valérien, par l'architecte Nicolas Jacques Antoine Vestier, des bâtiments qui existent encore et qui devaient servir de maison d'éducation de la Légion d'honneur.

Sous la Restauration, le calvaire fut rétabli et une congrégation religieuse vouée à la rechristianisation du pays, la société des Missions de France, fondée par Jean-Baptiste Rauzan et Charles-Auguste-Marie-Joseph de Forbin-Janson, s'installa dans les bâtiments en vertu d'une ordonnance de Louis XVIII de 1816 qui l'autorisa en France.

Le 22 septembre 1822, une ordonnance royale lui concéda les terrains et bâtiments du mont Valérien pour 60 ans. En 1824, les prêtres des missions ouvrirent au mont Valérien un cimetière, rapidement devenu un lieu de sépulture privilégié pour l'aristocratie parisienne.

 

Symbole du légitimisme, le lieu fut vivement attaqué par les vainqueurs des Trois Glorieuses. Le 25 décembre 1830, une ordonnance de Louis-Philippe prise sous le rapport du ministre des Cultes Joseph Mérilhou, dissout la société des Missions de France et réunit au domaine de l'État le mont Valérien, disposant en son article 3 qu'« à compter de ce jour, il ne sera point fait d'inhumations nouvelles dans les terrains concédés ».

Mais il revint sur cette prohibition dans une ordonnance du 13 janvier 1831 en invoquant des « principes de convenance et d'humanité ».

Vers 1840, Louis-Philippe intégra le mont Valérien dans le réseau des fortifications de Paris et y fit construire un fort, toujours debout, qui joua un rôle important dans le Siège de Paris et la lutte contre la Commune de Paris en 1870-71.

En 1849 le physicien français Hippolyte Fizeau utilise le mont Valérien dans une expérience destinée à mesurer la vitesse de la lumière.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le fort fut le lieu de plus d'un millier d'exécutions d'otages et de résistants.

 

Le 18 juin 1960, le général de Gaulle a inauguré au Mont-Valérien le Mémorial de la France combattante, où reposent 16 corps de combattants, originaires de France et des colonies, symbolisant les différentes formes des combats pour la Libération.

 

Deuxième Guerre mondiale : la forteresse est utilisée par les nazis pour y fusiller otages, résistants et Français libres parachutés sur le sol français.

Le 29 août 1941, Honoré d'Estienne d'Orves est fusillé au Mont-Valérien.

 

Le 20 octobre 1941, cinq otages sont exécutés en représailles après la mort de Karl Hotz.

 

Le 24 octobre 1941, Bernard Anquetil est exécuté.

Le 15 décembre 1941, 70 otages dont 53 Juifs dont 44 viennent du camp de Drancy sont exécutés. Parmi eux se trouve Gabriel Péri.

 

Le 6 février 1942, exécution de deux habitants de Saint-Michel-en-l'Herm ayant tenté de faire évader des aviateurs britanniques.

 

Le 11 février 1942, André Bloch est exécuté.

Le 23 février 1942, exécution de sept membres du réseau du musée de l'Homme (Vildé, Lewitsky, Nordmann, Ithier, Andrieu, Sénéchal, Walter).

Le 27 février 1942, Jean-Claude Chabanne est exécuté.

Le 9 mars 1942, les sept condamnés à mort du procès du Palais-Bourbon sont exécutés.

Le 21 mars 1942, Georges Paulin est exécuté.

Le 17 avril 1942, exécution des 23 condamnés à mort du procès de la Maison de la Chimie, dont Bernard Laurent et Marcel Bertone. Exécution de Marcel Bourdarias et de Spartaco Guisco.

Le 23 mai 1942, Georges Politzer et Jacques Solomon sont exécutés.

Le 30 mai 1942, Arthur Dallidet et Jacques Decour sont exécutés.

Le 22 juin 1942, Gabriel Laumain est exécuté.

Le 11 août 1942, Georges Bouzerait, Jean-Baptiste Douvrin et Nojme Zalkinow (père de Fernand Zalkinow) sont exécutés.

Le 21 septembre 1942, Gaston Bussière et Marcel Lamant sont exécutés.

Le 26 février 1943, Lucien Dupont, Charles Grosperin, André Berthelot, Pierre Bolzer, Marcel Garcin, Georges Leblanc, Lucien Lefranc, Gabriel Rabot, Victor Recourat

Le 15 juin 1943, Jules Dumont est exécuté.

Le 2 octobre 1943, Martial Brigouleix est exécuté.

Le 6 octobre 1943, Roger Rieckert, Jacques Massias, Jacques Delaunay et Marc Delaunay sont exécutés.

Le 21 février 1944, ce fort fut le théâtre de l'exécution de trois lycéens résistants du lycée Anatole-Le-Braz de Saint-Brieuc, ainsi que de Missak Manouchian avec 21 résistants de son réseau, fusillés par les Allemands.

Le 7 mars 1944, André Chesnot est exécuté.

Le 15 mars 1944, Bernard Chevignard est exécuté.

Le 28 mars 1944, Frédéric De Jongh (père d'Andrée De Jongh) est exécuté.

Le 5 avril 1944, André Lamarre est exécuté.

Le 11 avril 1944, Joseph Epstein est exécuté.

Le 11 août 1944 : 93 détenus du camp de Royallieu sont fusillés.

Au total, c'est plus d'un millier d'exécutions d'otages et de résistants qui se déroulèrent au Mont-Valérien.

 

Au 30 décembre 2008, le site internet du ministère de la Défense indiquait un total de 1014 fusillés identifiés.

 

Les exécutions se déroulaient dans une clairière située en contrebas de la chapelle où ils étaient enfermés avant leur exécution.

Ce sont tous des hommes, âgés d'au moins 16 ans. Le manuel de droit criminel de la Wehrmacht interdit de condamner à mort les enfants de moins de 16 ans et de fusiller les femmes. Par exemple André Kirschen, âgé de 15 ans, faisant partie des accusés du procès de la Maison de la Chimie, est condamné à la déportation. Olga Bancic, condamnée en même temps que les hommes de l'Affiche rouge, est conduite en Allemagne pour y être décapitée.

 le colombier

la clairière aux fusilliers

la chapelle
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article