Enfer Normand

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La reconstitution

 

La reconstitution historique est un phénomène relativement nouveau en France car elle est apparut il y a environ une dizaine d'années mais elle a connu une forte augmentation depuis ces dernières années,alors qu'en Angleterre elle est néee il y a environ 25 ans. Si elle favorise une approche renouvelée de l’histoire, elle permet aussi d’en faire partager le goût au plus grand nombre, car elle est comme un livre d’images qui se présente aux yeux du public. Il est donc important que la reconstitution offre une image aussi proche que possible de la réalité, car elle va jouer un rôle de plus en plus considérable dans la formation d’une culture historique de base, dont l’importance n’est plus à démontrer.

 



La reconstitution historique

La reconstitution est le plus souvent un loisir de passionnés groupés au sein d'associations. Si elle favorise une approche renouvelée de l’Histoire, elle permet aussi d’en faire partager le goût au plus grand nombre, car elle est comme un livre d’images qui se présente aux yeux du public. Il est donc important que la reconstitution offre une image aussi proche que possible de la réalité, car elle va jouer un rôle de plus en plus considérable dans la formation d’une culture historique de base, dont l’importance n’est plus à démontrer. Ces expériences humaines sont aussi le creuset d'une certaine réflexion de la part de la communauté des reconstitueurs quant à notre société et son devenir. L'esprit de convivialité prime dans ce milieu.

Il existe de grosses frictions entre les différents types de reconstituants. Les extrémistes reprochent souvent à des groupes moins pointus d'altérer l'image de l'époque, voire même d'en donner une négative.

 

 



Une multitude de démarches pour un seul concept

Avant tout, le terme reconstitution historique recouvre de nombreux types de démarches ayant le plus souvent comme objectif la réalisation d'une médiation des cultures de l'Histoire vers un grand public. Cette médiation prend le plus souvent la forme de manifestations à thème historique comme les animations des fêtes médiévales ou les reconstitutions de batailles (par exemple, la bataille d'Hastings). D'autres objectifs peuvent être la réalisation d'ouvrages de vulgarisation, la réalisation de documentaires et films à caractère historique.

La pratique qui fait le moins débat et qu'on retrouve de manière constante, c'est la production et l'usage d'objets réalisés à partir de la documentation historique. Quel que soit l'objectif, une personne ou un groupe (association, etc.) se revendiquant de la reconstitution historique appuiera sa démarche sur la production et/ou l'usage d'objets dont les aspects sont tirés des sources testimoniales (textes), iconographiques, archéologiques et muséographiques (et plus rarement il fera usage d'objets originaux). On peut considérer qu'aujourd'hui c'est cette partie de la démarche qui définit le mieux le concept de reconstitution historique.

On distingue le plus souvent les approches suivantes. Elles ne sont ni mutuellement exclusives ni exhaustives, chaque groupe choisissant son positionnement vis-à-vis de chacun des axes.

  • La reconstitution est un moyen de « vivre l'histoire ». Cela permet de mettre en pratique la théorie historique.
  • La reconstitution dite d’animation. L'accent porte sur le spectacle et sur la seule présentation au public. Les intervenants jouent un rôle et la reconstitution devenant un prétexte. La plupart des gens pratiquant dans cette branche négligent leurs représentations, véhiculant ainsi une image péjorative de la reconstitution dans son ensemble.
  • Le « campaigner », « hard-core reconstituteur » est la branche extrême de l'activité, où ses adeptes cherchent à respecter aux détails prêts l'équipement et le mode de vie et les contemporains de la période représentée.

Néologismes

Dans son acceptation générale, on emploie les néologismes suivant pour désigner les pratiquants de manifestations de reconstitution historique: reconstituteurs, reconstituants, reconstitueurs.

 

Le partage 

La reconstitution est le plus souvent un loisir de passionnés groupés au sein d'associations. Si elle favorise une approche renouvelée de l’Histoire, elle permet aussi d’en faire partager le goût au plus grand nombre, car elle est comme un livre d’images qui se présente aux yeux du public. Il est donc important que la reconstitution offre une image aussi proche que possible de la réalité, car elle va jouer un rôle de plus en plus considérable dans la formation d’une culture historique de base, dont l’importance n’est plus à démontrer. Ces expériences humaines sont aussi le creuset d'une certaine réflexion de la part de la communauté des reconstitueurs quant à notre société et son devenir. L'esprit de convivialité prime dans ce milieu.

Il existe de grosses frictions entre les différents types de reconstituants. Les extrémistes reprochent souvent à des groupes moins pointus d'altérer l'image de l'époque, voire même d'en donner une négative.

 

 


 

Les périodes représentées 

Tout dépend de la date, du lieu, de quelle vie on veut représenter.

Les périodes les plus représentées :

  • la reconstitution préhistorique
  • la reconstitution romaine et celte
  • la reconstitution du Moyen Âge (3)
  • la reconstitution se déroulant durant la Renaissance
  • la reconstitution de la cour du Roi ou plus généralement du XVIIIe siècle
  • la reconstitution de la guerre de Sept Ans
  • la reconstitution de la guerre d'indépendance américaine
  • la reconstitution de la Révolution française
  • la reconstitution des guerres des Chouans et Vendéens
  • la reconstitution du Premier Empire (1)
  • la reconstitution du Second Empire
  • la reconstitution de la guerre de Sécession
  • la reconstitution de la guerre de 1870
  • la reconstitution de la Commune
  • la reconstitution de la Première Guerre mondiale
  • la reconstitution de la Guerre d'Espagne
  • la reconstitution de la Seconde Guerre mondiale (2)
  • la reconstitution de la Guerre d'Indochine
  • la reconstitution de la Guerre de Corée
  • la reconstitution de la guerre du Viêtnam

(1), (2), (3) : Le top 3 des activités les plus représentées en France.

Certaines époques ne sont pas du tout représentés dans certaines régions, cela dépend de l'histoire de ces régions. L'exemple le plus frappant est le Moyen Âge avec une grosse représentation du XIVème et du XVème siècles au Nord de la Loire, alors que dans la région Provence-Alpes-Côtes-d'Azur et le Languedoc, c'est le XIIème et le XIIème siècle qui est représentés. L'on observe la même chose pour les pays : on ne trouve pas beaucoup de groupes de la guerre de Sécession en France, c'est par contre sur-représenté aux États-Unis. La reconstitution de la guerre du Viêtnam n'est pas encore beaucoup représentée du fait de son histoire récente et sensible, surtout aux États-Unis. Autre thème du 20e siècle très peu représenté en France, la guerre de Corée (1950-1953) alors que la France y envoya un bataillon qui fut l'une des unités françaises les plus décorées. Cette guerre a été oubliée du fait de conflits qui ont suivi comme les guerres d'Indochine et d'algérie (pour la France) et la guerre du Viêt Nam (pour les États-Unis). Par contre, la Seconde Guerre Mondiale, surtout la période de la Libération, est un thème bien représenté dans la reconstitution des conflits du XXe siècle. On constate aussi des groupement de reconstituteurs prenant en charge des périodes comme le XIXe siècle et s'attachant à reproduire l'évolution complète du siècle. Plus axés sur une période qu'un évènement, c'est au travers de regroupement associatifs que la reconstitution est possible

 

Les uniformes et le matériel 

  • Par rapport à nos ancêtres, grâce aux facilités de communication, d'échange et aux techniques actuelles, les uniformes, les vêtements, les outils des époques reconstituées sont recopiés avec plus de pertinence grâce à de la documentation de plus en plus rigoureuse.
  • Au sujet des armes à feu, vu la complexité de la loi française, une polémique a été lancée. Les reconstituteurs utilisant des armes à feu, tirant à blanc mais dès qu'il s'agit d'une arme concernant les catégories de 1re à 7e, il est interdit de sortir ces armes en dehors des stands de tirs (il faut avoir bien sûr le permis de détenteur avant tout). Lors des spectacles publics, les organisateurs demandent parfois des autorisations exceptionnelles mais généralement, les autorités prennent notes du matériel déployé et n'agissent pas. Pour certains, la solution viendrait de l'airsoft, mais beaucoup n'apprécient pas ses jouets qui ne font pas de bruits et ne sont pas aussi spectaculaires que des originaux…

 

Le jeu de rôle 

Certains reconstituteurs veulent s'immerger le plus possible dans l'univers qu'ils souhaitent représenter et essayent ainsi de parler, réagir dans le style de l'époque et parfois jouer le rôle de personnages célèbres de l'histoire. Dans le jeu de rôle, on parle de roleplay (jouer un rôle) mais dans la reconstitution, on parle plutôt de "first person", c'est le fait de parler comme si on était un contemporain de l'époque représentée.


 

Le commerce 

Les films historiques font généralement appel à des reconstituteurs pour les rôles de figuration et de conseillers spécialistes sur la période historique concernée. Un film britannique de 2006, Tournage dans un jardin anglais, met en scène de manière humoristique par un procédé de mise en abîme l'utilisation de ces équipes de passionnés au cours d'un tournage.

Blood up the risers



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Depuis les origines du christianisme en Gaule, le mont Valérien était un lieu de culte et de pèlerinage.

Un calvaire y fut fondé au XVe siècle et se développa sous Louis XIII : on y accédait par un chemin bordé de chapelles matérialisant les stations du chemin de croix. Les Parisiens pieux avaient coutume de s'y rendre en procession. Une congrégation, les Prêtres du Calvaire, s'y établit en 1634, mais, à la suite de désordres graves, le pèlerinage fut interdit en 1697 et la congrégation fut dispersée

En 1647, un fait divers fait beaucoup de bruit : l'enlèvement de Madame de Miramion par Roger de Bussy-Rabutin.

Depuis la fin du XVIe siècle, le mont Valérien était habité par les « ermites du mont Valérien », des laïcs prononçant des vœux temporaires placés sous la responsabilité de l'archevêque de Paris qui leur envoyait des prêtres. Pendant l'hiver 1703-1704, c'est Louis-Marie Grignion de Montfort qui exerce cette charge pastorale. Le musée de Suresnes conserve un manuscrit contenant la règle des ermites. Les ermites vivaient de leur travail, en particulier celui de la vigne dans un vignoble nommé le « clos des ermites »

Le site fut saccagé sous la Révolution.

Des religieux trappistes vinrent s'y installer dès 1806. En 1812, Napoléon Ier fit construire au mont Valérien, par l'architecte Nicolas Jacques Antoine Vestier, des bâtiments qui existent encore et qui devaient servir de maison d'éducation de la Légion d'honneur.

Sous la Restauration, le calvaire fut rétabli et une congrégation religieuse vouée à la rechristianisation du pays, la société des Missions de France, fondée par Jean-Baptiste Rauzan et Charles-Auguste-Marie-Joseph de Forbin-Janson, s'installa dans les bâtiments en vertu d'une ordonnance de Louis XVIII de 1816 qui l'autorisa en France.

Le 22 septembre 1822, une ordonnance royale lui concéda les terrains et bâtiments du mont Valérien pour 60 ans. En 1824, les prêtres des missions ouvrirent au mont Valérien un cimetière, rapidement devenu un lieu de sépulture privilégié pour l'aristocratie parisienne.

 

Symbole du légitimisme, le lieu fut vivement attaqué par les vainqueurs des Trois Glorieuses. Le 25 décembre 1830, une ordonnance de Louis-Philippe prise sous le rapport du ministre des Cultes Joseph Mérilhou, dissout la société des Missions de France et réunit au domaine de l'État le mont Valérien, disposant en son article 3 qu'« à compter de ce jour, il ne sera point fait d'inhumations nouvelles dans les terrains concédés ».

Mais il revint sur cette prohibition dans une ordonnance du 13 janvier 1831 en invoquant des « principes de convenance et d'humanité ».

Vers 1840, Louis-Philippe intégra le mont Valérien dans le réseau des fortifications de Paris et y fit construire un fort, toujours debout, qui joua un rôle important dans le Siège de Paris et la lutte contre la Commune de Paris en 1870-71.

En 1849 le physicien français Hippolyte Fizeau utilise le mont Valérien dans une expérience destinée à mesurer la vitesse de la lumière.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le fort fut le lieu de plus d'un millier d'exécutions d'otages et de résistants.

 

Le 18 juin 1960, le général de Gaulle a inauguré au Mont-Valérien le Mémorial de la France combattante, où reposent 16 corps de combattants, originaires de France et des colonies, symbolisant les différentes formes des combats pour la Libération.

 

Deuxième Guerre mondiale : la forteresse est utilisée par les nazis pour y fusiller otages, résistants et Français libres parachutés sur le sol français.

Le 29 août 1941, Honoré d'Estienne d'Orves est fusillé au Mont-Valérien.

 

Le 20 octobre 1941, cinq otages sont exécutés en représailles après la mort de Karl Hotz.

 

Le 24 octobre 1941, Bernard Anquetil est exécuté.

Le 15 décembre 1941, 70 otages dont 53 Juifs dont 44 viennent du camp de Drancy sont exécutés. Parmi eux se trouve Gabriel Péri.

 

Le 6 février 1942, exécution de deux habitants de Saint-Michel-en-l'Herm ayant tenté de faire évader des aviateurs britanniques.

 

Le 11 février 1942, André Bloch est exécuté.

Le 23 février 1942, exécution de sept membres du réseau du musée de l'Homme (Vildé, Lewitsky, Nordmann, Ithier, Andrieu, Sénéchal, Walter).

Le 27 février 1942, Jean-Claude Chabanne est exécuté.

Le 9 mars 1942, les sept condamnés à mort du procès du Palais-Bourbon sont exécutés.

Le 21 mars 1942, Georges Paulin est exécuté.

Le 17 avril 1942, exécution des 23 condamnés à mort du procès de la Maison de la Chimie, dont Bernard Laurent et Marcel Bertone. Exécution de Marcel Bourdarias et de Spartaco Guisco.

Le 23 mai 1942, Georges Politzer et Jacques Solomon sont exécutés.

Le 30 mai 1942, Arthur Dallidet et Jacques Decour sont exécutés.

Le 22 juin 1942, Gabriel Laumain est exécuté.

Le 11 août 1942, Georges Bouzerait, Jean-Baptiste Douvrin et Nojme Zalkinow (père de Fernand Zalkinow) sont exécutés.

Le 21 septembre 1942, Gaston Bussière et Marcel Lamant sont exécutés.

Le 26 février 1943, Lucien Dupont, Charles Grosperin, André Berthelot, Pierre Bolzer, Marcel Garcin, Georges Leblanc, Lucien Lefranc, Gabriel Rabot, Victor Recourat

Le 15 juin 1943, Jules Dumont est exécuté.

Le 2 octobre 1943, Martial Brigouleix est exécuté.

Le 6 octobre 1943, Roger Rieckert, Jacques Massias, Jacques Delaunay et Marc Delaunay sont exécutés.

Le 21 février 1944, ce fort fut le théâtre de l'exécution de trois lycéens résistants du lycée Anatole-Le-Braz de Saint-Brieuc, ainsi que de Missak Manouchian avec 21 résistants de son réseau, fusillés par les Allemands.

Le 7 mars 1944, André Chesnot est exécuté.

Le 15 mars 1944, Bernard Chevignard est exécuté.

Le 28 mars 1944, Frédéric De Jongh (père d'Andrée De Jongh) est exécuté.

Le 5 avril 1944, André Lamarre est exécuté.

Le 11 avril 1944, Joseph Epstein est exécuté.

Le 11 août 1944 : 93 détenus du camp de Royallieu sont fusillés.

Au total, c'est plus d'un millier d'exécutions d'otages et de résistants qui se déroulèrent au Mont-Valérien.

 

Au 30 décembre 2008, le site internet du ministère de la Défense indiquait un total de 1014 fusillés identifiés.

 

Les exécutions se déroulaient dans une clairière située en contrebas de la chapelle où ils étaient enfermés avant leur exécution.

Ce sont tous des hommes, âgés d'au moins 16 ans. Le manuel de droit criminel de la Wehrmacht interdit de condamner à mort les enfants de moins de 16 ans et de fusiller les femmes. Par exemple André Kirschen, âgé de 15 ans, faisant partie des accusés du procès de la Maison de la Chimie, est condamné à la déportation. Olga Bancic, condamnée en même temps que les hommes de l'Affiche rouge, est conduite en Allemagne pour y être décapitée.

  le colombier

la clairière aux fusilliers

la chapelle
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  détail d'une tombe
  lvue d'ensemble du cimetière à l'intérieur du fort  
  inscription sur le mur   porte de la poudrière
    la voie 60
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AIRBORNE 44 (2) DEMAIN SERA SANS NOUS

Par PHILIPPE JARBINET

Texte en français
48 pages
Format : 22.70 X 32
 

AIRBORNE 44 (1) LA OU TOMBE LES HOMMES

Par JARBINET PHILIPPE

Texte en français
48 pages
Format : 22.7 X 32
  source:http://www.librairie-ac.com/accueil.html
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AIRBORNE 44 LES PARAS ALLIES DU D-DAY EN FIGURINES 12 POUCES

Par PIERRE-ANDRE DUPUIS - FREDERIC BOUTEILLER

Airborne 44 Les paras alliés du D-Day en figurines 12 pouces Les scènes reconstituées, revisitées, par Frédéric Bouteiller et Pierre-André Dupuis, toutes inspirées de faits réels, de souvenirs de vétérans, comblent un vide laissé par les photos officielles. Les figurines 12 pouces revivent l’Histoire. L’Action Figure, héros moderne de cette saga normande, écrit ici une nouvelle page de la légende. L’ajustement du harnais, la dernière cigarette dans le C-47, le choc de l’arrivée au sol, la noyade dans le marais, la mort cachée derrière la haie, le retour... Autant d’images restées enfouies dans les seules mémoires des vétérans.

Texte en français
144 pages
Format : 235 X 305
200 photos

source: http://www.librairie-ac.com/fiche/25620-airborne-44-les-paras-allies-du-d-day-en-figurines-12-pouces.html
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L’objectif est de débarquer sur cinq plages normandes, étalées sur 100 km entre la Seine et le Cotentin, là où les défenses allemandes du « Mur de l’Atlantique » sont les moins denses.


De très violents bombardements tactiques alliés frappent, non seulement la Normandie, mais toute la France au nord de la Loire et la Belgique, pour que les Allemands ne localisent pas la zone du Débarquement. Tout ce qui pourrait permettre l’acheminement de renforts allemands est matraqué. Les voies ferrées, les gares de triage, les routes, les ponts. A minuit, le 5 juin, les planeurs chargés de paras britanniques et les Dakotas américains se glissent vers l’intérieur des terres normandes.

Les Paras sont les premiers à poser le pied sur la France occupée. Leur mission : sécuriser les extrémités de la zone de débarquement. La flotte alliée approche. 

 

C’est la plus grande armada de tous les temps : 6000 navires.


Elle n’est pourtant pas repérée par les Allemands, que la tempête empêche d’effectuer des raids de reconnaissance. Les bombardements et les tirs des cuirassés qui pilonnent la côte ont complètement manqué leur cible sur la plage qui porte le nom de code Omaha Beach. A l’aube du 6 juin les bunkers allemands sont intacts. 6h30. La première vague d’assaut américaine va se heurter aux défenses allemandes d’Omaha beach. Plus de mille soldats américains perdent la vie. La marée monte, les soldats sont pris au piège entre la mer et les tirs des blockhaus allemands. Mais un petit groupe héroïque réussit à grimper sous le feu ennemi et neutralise les canons allemands avec l’aide des chasseurs-bombardiers de la Royal Air Force.


Pendant ce temps les troupes anglaises ont débarqué sur la plage codée Gold et les Canadiens sur celle codée Juno. Ils rencontrent peu de résistance. Les quelques défenseurs allemands rescapés des bombardements finissent par se rendre.


Les Commandos français débarquent à leur tour sur la cinquième plage. Les commandos sont durement éprouvés dans les combats pour s’emparer du casino de Ouistreham, transformé en poste de commandement par l’ennemi. Ils ont en face d’eux des parachutistes allemands, des durs de durs, surnommés les Diables Verts, qui prennent souvent l’avantage sur les Alliés.


Le combat acharné des allemands ralentit la progression alliée mais la supériorité aérienne des alliés est écrasante. Au soir du 6 juin, environ 156 000 hommes ont pris pied sur le sol normand : 17 000 parachutés, 56 000 débarqués sur Utah et Omaha et 83 000 débarqués sur le secteur anglo-canadien. Les pertes alliées s’élevaient à 10 300 hommes dont le tiers de tués.


A partir du 6 juin, les Alliés déversent, chaque jour, 30.000 soldats et 40.000 tonnes de matériel. Pour tenir ce rythme, il faut un grand port. Les Alliés n’ont pas voulu s’attaquer à ceux de la Manche, trop défendus, et ils ont préféré débarquer sur les plages de Normandie. Ils ont donc emmené leur port avec eux : un gigantesque mécano de 200 caissons de béton de 60 mètres de long pesant chacun 6.000 tonnes, assemblés pour former des digues et des jetées flottantes qui permettent de décharger les cargos appelés Liberty Ships, les bateaux de la liberté.

 

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

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Au moment de Pearl Harbor, le général de brigade Dwight D. Eisenbower est chef adjoint de la section de planification à l’état-major de l’armée. A l’été de 1942, ce protégé du chef d’état-major George C. Marshall se voit confier le commandement du débarquement en Afrique du Nord. Il n’a jamais commandé de troupes au feu, mais c’est un organisateur exceptionnel, qui mènera à bien l’opération « Torch » avec l’aide de militaires britanniques aguerris. Son inexpérience politique lui fait accepter les intermèdes Darlan et Giraud à Alger, mais la conquête de la Tunisie, puis de la Sicile en 1943 expliquent sa nomination en tant que commandant suprême des forces alliées en Europe. A ce titre, il est chargé de commander l’opération « Overlord » de débarquement en France. Elle réussira en juin 1944 grâce à ses talents de décideur et de coordinateur, ainsi qu’à l’expérience de ses alliés. Lors des opérations ultérieures en France, sa stratégie d’avance sur un large front favorisera la contre-offensive allemande des Ardennes, et ses concessions aux Soviétiques leur permettront d’occuper Berlin avant les Américains. Mais c’est Eisenhower qui recevra la capitulation allemande le 7 mai 1945.

Une source Historia.

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Les Alliés ont déployé des trésors d’imagination pour résoudre les unes après les autres toutes les difficultés qui allaient se présenter à eux. Le débarquement en Normandie est un extraordinaire défi à la technologie.

Des millions de photographies aériennes

A l’aide d’avions équipés d’énormes appareils photo, Américains et Britanniques photographient la Normandie dans ses moindres détails. Ces clichés permettent d’établir des cartes très précises indiquant l’emplacement des routes, des rivières et des ponts, les zones de marécage dangereuses pour les armées et les terrains favorables à l’installation d’aérodromes. Indispensable à la préparation du débarquement, la photographie aérienne ne suffit pas et doit impérativement être complétée par des renseignements fournis en particulier par la Résistance.

La météo : un atout essentiel pour les Alliés

Connaître les prévisions météorologiques est essentiel pour les Alliés., comme pour les Allemands, afin de prévoir à quel moment pourrait avoir lieu le débarquement. Des stations météo, installées des deux côtés de l’Atlantique, donnent aux Américains et aux Britanniques des renseignements précieux sur les avis de tempête. De son côté, le Reich dispose de stations météo performantes dans le nord de l’Europe. Systématiquement détruites par les Alliés, ces stations ne sont pas en capacité d’informer l’état-major allemand de l’accalmie qui survient au milieu de la tempête soufflant en Manche, au début du mois de juin 1944 et qui permet à l’état-major allié de lancer l’opération de débarquement.

De drôles de chars : les funnies !

Réussir à prendre pied sur les plages de Normandie est le premier objectif des Alliés. Mais ce n’est pas suffisant. Très rapidement, blindés et fantassins doivent sortir des plages pour pénétrer à l’intérieur du pays et c’est là que commencent les difficultés : enlisement des chars dans le sable ou encore impossibilité de franchir les fossés creusés par les Allemands le long de la côte. Sachant ce qui les attendait, les Alliés ont inventé de drôle d’engins appelés les funnies, mot qui signifie « drôle » en anglais. Les funnies sont des chars qui ont été transformés et équipés de bouées pour flotter, de tapis roulants pour éviter l’enlisement dans le sable ou de passerelles pour franchir les fossés. Ils portent des noms étranges comme le char « pétard » armé d’un gros canon destiné à faire exploser les blockhaus ou le char « crocodile », le plus terrifiant d’entre eux, qui crache un puissant jet de napalm.

PLUTO : le ravitaillement en pétrole

Le ravitaillement en pétrole figure en première place dans le plan Overlord. Les besoins en carburant étant énormes, il faut éviter toute pénurie qui pourrait retarder l’avancée des armées. Pendant les premiers jours qui suivent le débarquement, le carburant est déchargé directement sur les plages dans des bidons métalliques, connus, encore aujourd’hui, sous le nom de jerricans. Vient ensuite la mise en place de PLUTO, sigle signifiant Pipe Line Under The Ocean, en français : pipeline sous l’océan. C’est du jamais vu ! Cette opération consiste à dérouler sur le fond de la mer dix gros tuyaux par lesquels est transporté le pétrole depuis l’Angleterre jusqu‘en Normandie. Au fur et à mesure que les armées progressent, le pipeline est rallongé. Avec la prise des ports du Havre, de Dieppe et de Boulogne, PLUTO, qui partait du port de Cherbourg, devient inutile. Les Américains cessent de le prolonger après avoir franchi la Seine.

Les ports artificiels

Décharger des hommes et du matériel directement sur des plages a totalement pris au dépourvu les Allemands qui n’avaient jamais imaginé que les Alliés débarqueraient ailleurs que dans un port. Néanmoins, l’effet de surprise passé, les installations portuaires deviennent rapidement indispensables, mais les grands ports de Normandie sont encore aux mains de l’armée Allemande. Bien avant le débarquement, les Britanniques avaient eu l’idée géniale de construire des ports artificiels. Les différents éléments de ces ports, digues, quais de déchargement et routes flottantes permettant de rejoindre la terre ferme ont été construits en Grande-Bretagne, puis remorqués par des bateaux jusqu’en Normandie. A peines terminées, les installations sont terriblement endommagées par une forte tempête qui disloque presque totalement le port d’Omaha. Seul demeure le port d’Arromanches qui fonctionnera jusqu’à la mi-novembre avant d’être démonté.

« La première fois que j’entendis parler de ce projet, ce fut au printemps 1942, par l’amiral Mountbatten […]. Il fit la remarque suivante : « si nous ne pouvons compter sur les ports, nous pourrions peut-être en construire à l’aide d’éléments préfabriqués et les remorquer sur les lieux ». Cette idée fur accueillie par des railleries et des huées, mais deux ans plus tard, elle était passée dans le domaine des réalités. »
D.D. Eisenhower

Atlas de la Seconde Guerre mondiale, Isabelle Bournier et Marc Pottier, Casterman, 2006

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La survie de la Grande-Bretagne, désormais seule face à l’Allemagne, se joue dans l’Atlantique. La guerre se déchaîne entre les U-Boot et les convois alliés chargés de matériel militaire.

La guerre se joue sur l’océan

Dépendante de l’aide américaine, l’Angleterre surveille avec inquiétude les routes maritimes quadrillées par les sous-marins allemands, les U-Boot qui, à la fin de l’année 1939, ont coulé près de 750 000 tonnes de navires marchands alliés. La marine du Reich, la Kriegsmarine, a construit des bases sous-marines dans les ports français de Brest, Saint-Nazaire, Lorient, Bordeaux et y stationne ses submersibles prêts à appareiller pour la chasse aux navires alliés. Après la perte de ses puissants cuirassés tels que le Graf von Spee et le Bismarck, la marine allemande de surface se trouve affaiblie, ses gros navires restant désormais à l’abri dans les fjords norvégiens. Seuls bâtiments en état de combattre, les sous-marins deviennent alors l’instrument de la maîtrise des mers.

Les « meutes des loups gris » maîtres de l’Atlantique

Avril 1941 : en un mois la Luftwaffe, flotte aérienne allemande et les U-Boot, surnommés les « loups gris », coulent près de 600 000 tonnes de navires alliés. Après que la Luftwaffe a été envoyée combattre sur le front de l’Est, seuls restent dans l’Atlantique les bombardiers à long rayon d’action. Ces derniers repèrent les navires alliés et transmettent leurs coordonnées aux sous-marins qui interviennent alors en meutes, réalisant de véritables carnages parmi les convois. L’entrée en guerre des Etats-Unis ne modifie en rien la situation, la flotte américaine restant pour le moment cantonnée dans le Pacifique. Les sous-marins allemands continuent leurs attaques et coulent près de 6,5 millions de tonnes de navires en 1942. La situation devient critique pour les convois alliés ; les transports de matériel militaire à destination de la Grande–Bretagne sont alors sur le point de s’arrêter.

La vie à bord des cigares d’acier

La vie à bord des sous-marins se déroule dans une sorte de cigare d’acier exigu ; cinquante hommes d’équipage y trouvent difficilement place au milieu des équipements militaires de toute sorte. Mangeant, dormant, travaillant dans quelques mètres carrés, les sous-mariniers restent parfois plusieurs semaines sans voir la lumière du jour. Même si le sous-marin est obligé de remonter à la surface tous les trois jours pour renouveler l’air ambiant, l’équipage n’est pas autorisé à sortir. Seuls les hommes de veille profitent de ce moment pour scruter l’horizon à l’aide de jumelles. C’est à cet instant précis que les U-Boot deviennent des proies faciles à repérer et à attaquer. Annoncé à l’intérieur du submersible par haut-parleurs, le combat est particulièrement éprouvant pour les marins. Jusqu’en 1942, beaucoup d’attaques se font en surface, les bâtiments étant équipés d’un canon, mais la riposte des navires alliés provoque de nombreuses voies d’eau et oblige le sous-marin à entreprendre une plongée profonde souvent dangereuse.

L’étrange machine Enigma

Ressemblant à une machine à écrire, Enigma permet aux allemands de coder les messages transmis entre l’état-major et les troupes en action sur le terrain. Les armées du Reich sont toutes équipées d’Enigma qui, avec un nombre infini de combinaisons, demeure indéchiffrable. Les Polonais, d’abord, les services secrets britanniques, ensuite, se sont lancés dans le décryptage des messages allemands. En juillet 1941, les Anglais s’emparent des livres contenant les codes utilisés par des navires ennemis pour transmettre des bulletins météorologiques. Dès 1942, les Alliés, qui ont mis au travail leurs meilleurs savants, réussissent à percer le secret d’Egnima ; les voilà en mesure de déterminer la position des U-Boot dans l’Atlantique.

1943 : les Alliés reprennent l’avantage

Au printemps de 1943, les Alliés réorganisent leurs convois en augmentant le nombre de navires escorteurs. De nouveaux radars sont installés à bord et des avions à long rayon d’action prennent part aux combats. Le nombre de bateaux détruits diminue significativement, et la quantité de sous-marins allemands coulés augmente. A la fin de la bataille de l’Atlantique, les Alliés ont perdu 45 000 marins, parmi lesquels on compte 30 000 Britanniques. Malgré ces lourdes pertes et la menace permanente des U-Boot, les Anglo-Américains sortent bel et bien vainqueurs de cette longue bataille sur les océans.

Atlas de la Seconde Guerre mondiale, Isabelle Bournier et Marc Pottier, Casterman, 2006

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